Gérer autrement les boues domestiques : un enjeu pour l’avenir !

Photo : Département du Doubs

Une réunion présentant les premiers résultats s'est tenue mercredi 11 mai en Salle Joubert, à l’Hôtel du Département.

Chaque année, 9 000 tonnes de boues sortent des stations d’épuration dans le département. À ce jour environ 70 % d’entre elles sont épandues sur les sols agricoles, un chiffre qui devra prochainement être revu en raison d’une règlementation nationale plus dure et de l’évolution des pratiques agricoles. Un sujet environnemental essentiel pour l’avenir sur lequel le Département a décidé de travailler pour aider les collectivités locales.

Ce sont les communes et leurs groupements qui sont en charge de la gestion de l’assainissement des eaux usées. Pour les aider à anticiper les évolutions à venir, notamment règlementaires, le Département, en partenariat avec l’État et la Chambre d’agriculture 25-90, est mobilisé. Il y a un an, une étude sur ce sujet, financée par l’Agence de l’eau, l’ADEME et la Banque des Territoires a été commandée. Objectifs : d’abord préciser l’impact des évolutions dans la gestion de boues d’ici 2035, puis trouver des solutions pour aider les collectivités locales. Mardi 11 mai à Besançon, 50 personnes ont ainsi pris connaissance des résultats de la phase 1 de cette étude, lors d’une réunion co-présidée par Béatrix Loizon, vice-présidente du Département du Doubs chargée de la gestion et de la préservation du patrimoine naturel et de la transition climatique et Philippe Portal, Secrétaire général de la préfecture du Doubs.

Il est à noter que :

– Sur les 9 000 tonnes de matières sèches de boues produites par an, la majorité est épandue sur des parcelles agricoles (environ 70 %) ou compostée (environ 20 %) avec une tendance nette à l’augmentation du compostage depuis 2020 du fait de l’instauration de normes d’hygiène plus strictes liées à la crise sanitaire.

– En 2035, ce chiffre devrait atteindre 12 000 voire 13 000 tonnes par an, principalement à cause de l’augmentation de la démographie et de la modernisation progressive des stations d’épuration.

– Le diagnostic ne remet pas totalement en question la valorisation actuelle des boues d’épuration domestique. Elles servent le plus souvent d’engrais dans un contexte de flambée des prix des autres engrais. Toutefois, certaines petites sta­tions en milieu rural vont devoir modifier leur station d’épuration pour un traitement de leurs boues plus efficace et adapté au contexte local.

Place désormais à la seconde phase de l’étude. Rendez-vous est donné aux col­lectivités locales d’ici fin 2022 pour évoquer au côté du Département les scénarii adaptés aux enjeux du territoire à l’horizon 2035 et les solutions à créer, à développer et à pérenniser.

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